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Nouvelle saison, nouveaux projets !

La Compagnie entame une double résidence, une qui se poursuit sur le territoire de Laon avec la Maison des Arts et Loisirs et une autre qui commence sur la Flandre intérieure avec le Centre André Malraux – Scène(s) de Territoire d’Hazebrouck !

Cette saison, c’est aussi la création du Petit boucher de Stanislas Cotton pour s’interroger sur les violences faites aux femmes ; la mise en place du projet « Mon Orient-Express » et de nombreux projets d’actions culturelles en lien avec nos résidences et nos créations, « Love Letters » …

TOURNÉE 2018-2019

 

EN TOURNÉE CETTE SAISON

Le Jardinier de Mike Kenny

▻ Jeudi 18 octobre 2018 à 10h & 14h15 et Vendredi 19 octobre 2018 à 10h, 14h15 & 20h – Maison de la Culture et des Loisirs de Gauchy (02)

▻ Mardi 18 décembre 2018 à 10h & 14h, Mercredi 19 décembre 2018 à 16h et Jeudi 20 décembre à 10h – Théâtre du Château à Eu (76)

▻ Jeudi 31 janvier 2019 et Vendredi 1 février 2019 à 10h & 14h30 – Théâtre Pierre Barouh aux Herbiers (85)

▻ Dimanche 17 mars 2019 à 17h – Culture Commune Scène nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais (62)

Jeudi 28 mars 2019 et Vendredi 29 mars 2019 à 9h30 & 14h30 – Espace culturel de Nangis (77)

Vendredi 26 avril 2019 à 14h30 & 19h – Festival Le P’tit Monde du Centre André Malraux d’Hazebrouck / Salle des fêtes de Méteren (59)

Samedi 8 juin 2019 à 20h et Dimanche 9 juin 2019 à 16h30 –  Avec le Département du Pas-de-Calais dans le cadre des Rendez-vous aux Jardins / Théâtre Elisabéthain du Château d’Hardelot de Condette (62)

 

(Tournée 2019-2020 en construction) 

LE PETIT BOUCHER [création 2019]

 

PRESSE

Le Petit boucher de Stanislas Cotton

Article écrit par Laurent Schteiner sur Théâtres.com

« La Compagnie l’Esprit de la Forge nous a récemment présenté un travail remarquable, Le Petit Boucher de Stanislas Cotton. Ce spectacle qui s’apparente davantage à une expérience sensorielle et poétique théâtrale est une œuvre bouleversante d’humanité. La mise en scène efficace d’Agnès Renaud traduit les chemins de traverse que le destin nous impose parfois. Ce très beau spectacle sera présent au festival d’Avignon. 

Dans un pays d’Afrique où règnent la sérénité et la joie de vivre ensemble, Félicité est heureuse de partager cette vie paisible dans son village entourée de sa famille. Un espace délimité par des tentures blanches représente ce lieu de vie accueillant et agréable. De simples pendrillons entourés de bandes magnétiques attestent simplement de cette vie qui s’écoule avec douceur. Soudain, le mal, la haine se faufile dans les rues du village en forçant la porte de ces havres de paix.  Des rivières de sang rougissent les rues. S’ensuit un exode avec tous ceux qui ont pu fuir. L’ombre de la guerre du Rwanda plane de façon mortifère.  Où est Antonin, son amoureux ? Qu’est-il devenu ? La fuite en avant se poursuit sans relâche. Soudain, un soir l’irréparable se produit. Félicité est abusée par le boucher du village. Puis, elle constate avec horreur que son ventre s’arrondit. Ce n’est pas possible ! D’abord dans le déni, puis dans un rejet total, elle flirte avec le trauma qui la gagne et la submerge. Ce petit boucher ne doit pas voir le jour. C’est impossible. Il doit disparaître. La honte, l’opprobre s’abattent sur elle. Son isolement la meurtrit. Flirtant avec la folie et le désespoir, Félicité sent sa vie se dérober. Au bord du gouffre, la résilience la guette, patiemment. Elle entasse alors tous ses scories qui la rongent en un punchingball qu’elle boxe avec fureur… La survie est au bout… Elle l’attend tranquillement. Et si ce petit boucher avait un parcours semblable au sien ? Un être sans défense, un enfant, un bébé… Comment raconter son enfer et sa survie miraculeuse ? Ces bobines de bandes magnétiques, témoins ou mémoires d’une vie au cheminement  incertain, traduisent une naissance et une résurrection attendues. La vie demeure la plus forte !

Dans une langue poétique qui résonne telle une musique lancinante et altérée par les bruits de la guerre que Stanislas Cotton nous renvoie à nos vieux démons. Comment l’innocence peut se retrouver faucher dans la fleur de l’âge par la barbarie humaine ? Saluons la performancede Marion Bottolier qui joue avec ses tripes et le talent d’Agnès Renaud qui  a su donner du corps à ce très beau texte. Un magnifique hymne à la vie ! »

Laurent Schteiner