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Théâtre
Tout public à partir de 15 ans
[Création 2019]

Le Petit boucher De Stanislas Cotton

« « Lorsque tout s’est arrêté
J’étais certaine que je ne parlerais plus jamais
Parce qu’au monde
Aucune parole ne pourrait dire
Ce que les hommes avaient fait aux hommes… » »

Félicité est enceinte, elle porte un « petit boucher » qu’elle refuse de faire sortir
Félicité est dans un hôpital. Demain, elle doit « parler », confier son histoire à une petite boîte noire… sans doute un enregistreur ? Hésitante sur le sentier de sa mémoire, trébuchant sur les mots, Félicité nous parle de son pays, de son village, de sa famille. Jusqu’à s’approcher de ce qui ne peut se dire, jusqu’à dévoiler le cauchemar qui a bouleversé son pays, marqué sa terre, souillé son corps.
A l’instant précis où elle arrive à « dire », commence un nouveau chemin, un avenir possible.

Femmes, victimes de guerre
Le viol est une arme de guerre, qui s’attaque directement au concept d’honneur situé dans le corps des femmes. Il mène à une destruction individuelle mais aussi collective car il ruine le lien social, disloque le lien familial, mettant la femme au ban de sa famille et de sa communauté. A elle la « faute ».
Comme Félicité aujourd’hui, beaucoup de femmes sont les victimes principales des guerres. Elles doivent faire face à la douleur, surmonter la honte ; mettant en place des mécanismes neurobiologiques de sauvegarde, qu’il faudra un jour pouvoir dépasser pour avoir une chance de se reconstruire.

Un hymne à la vie …
Félicité, du haut de ses dix-huit ans, à peine sortie de l’enfance, choisit de prendre le chemin du « dire » ; elle prend alors aussi celui de la résilience. Elle accepte de donner la vie, nommant celui qu’elle porte « enfant ». Elle accepte de devenir sa mère, et de vivre pour lui.

Une immersion sonore, une scénographie-lumières
Dans une forme qui place au plus près le spectateur, l’espace nu se transforme, et, se combinant au texte, à la musique, au mouvement, à la lumière et au jeu, crée un espace sensoriel, mettant en résonance les espaces et les imaginaires du corps – du dedans et du dehors.
Le son, la musique, les bruissements sont partout. Véritable dramaturgie qui accompagne le texte, la matière sonore rend compte de l’expérience intime de Félicité, de la vie qui palpite et grandit dans son ventre. Elle emporte le spectateur dans l’arrivée de la guerre, annoncée par la radio-propagande, comme des bruits apaisants d’un village qui vit dans l’harmonie, avant le traumatisme. Entouré par un système de diffusion sonore, le spectateur plonge à la fois dans l’intime et le spectaculaire.
C’est la lumière qui crée l’espace, donne à voir ou à imaginer, entre pénombre de la chambre de Félicité, lumière crue de la salle d’accouchement, lumière pure du village, trou noir du traumatisme et cavité/ventre de Félicité.

Résidences de recherche :
> du 27 novembre au 1er décembre 2017 – La Fileuse, Reims (51)
> du 8 au 12 janvier 2018 – la M.A.L., Laon (02)
> du 26 février au 2 mars 2018 – la M.A.L., Laon (02)
> du 4 au 8 juin 2018 – La Chapelle St Marcoul, Reims (51)
> du 3 au 21 septembre 2018 – Lieu en cours

Résidences de création :
> du 22 au 31 octobre 2018 – Grand Théâtre de La M.A.L., Laon (02)
> du 3 au 14 décembre 2018 – La Fileuse, Reims (51)
> du 14 au 25 janvier 2019 – Théâtre Jacques Carat, Cachan (94)
> du 4 au 8 février 2019 – Petit Théâtre de la M.A.L de Laon (02)
> du 11 au 15 février 2019 – Grand Théâtre de la M.A.L de Laon (02)
> du 18 au 25 février 2019 – Grand Théâtre de la M.A.L de Laon (02)
+ Création le mardi 26 février 2019 à la M.A.L de Laon (02)

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