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Victimes de guerre

Le petit boucher

Félicité témoigne. Elle nous parle de chez elle, de son village, de sa famille. Félicité hésite, inquiète, chemine sur les sentiers de sa mémoire. Les mots dénouent petit à petit le mystère et nous dévoilent le cauchemar qui a bouleversé son pays, marqué sa terre, souillé les corps. En même temps que Félicité accouche de son enfant, elle accouche de son histoire…

Comme elle, aujourd’hui, beaucoup de femmes sont les victimes principales de toutes les guerres. Cibles récurrentes de la barbarie et de l’avilissement, elles doivent faire face à la douleur et à la honte pour aider ceux qui les entourent à vivre, ou du moins à survivre à ce génocide qui consiste à s’attaquer au ventre des femmes pour tuer les hommes et dégrader le tissu social.

La fabrique

Grand poème dramatique qui semble se suffire à lui-même, Le petit boucher nous donne l’envie d’aller creuser du côté de la voix intérieure et de la parole proférée, du corps et du chant, du solo et du chœur.

Extrait

Je ne veux pas que tu sortes

Tu m’entends

Il n’en est pas question

Je ne le permettrai pas

Je t’empêcherai de sortir

Je ne te laisserai pas faire

Tu ne vas pas commencer à entrer et sortir

Ce n’est pas un moulin

Pas la place du marché

Et sortir quand ça te chante Non

Voilà que ça lui chante

N’en fait qu’à sa tête

Comme le chapardeur

Comme le cambrioleur

Tu es bien comme ton père

Prendre Prendre C’est facile de prendre…